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La coopérative Celia a dressé son bilan d’activité à Antrenas

 

L‘assemblée générale section Languedoc dévoile un bilan à l’équilibre.

JULIE PALMERO – Midi-Libre – 3 mai 2018

Si l’activité est restée à l’équilibre en 2017, la coopérative Celia (coopérative d’élevage interrégionale allaitante) a dressé le bilan complet et détaillé de l’année lors de l’assemblée générale pour la section Languedoc, ce mercredi. “Les résultats d’activité commerciale en bovins sont corrects et stables avec 71 210 têtes. Cela fait suite à une hausse de 12 % en 2016, explique Hervé Chapelle, directeur de la coopérative. Au niveau ovin, il y a 86 390 têtes avec une chute de 2,3 % essentiellement due au négoce.”

En matière de comptes, le chiffre d’affaires de la coopérative au niveau national s’élève à 79,5 millions d’euros dont les 92 % proviennent de la filière bovine, 7,5 % de la filière ovine, les 0,5 % restant relevant de services. “L’activité est juste à l’équilibre, développe Hervé Chapelle. C’est dû à la hausse du prix du carburant qui a eu un véritable impact sur les coûts.”

Pour André Veyrac, président du conseil d’administration de la coopérative, l’année a été “compliquée avec de la difficulté à réaliser des marges” avant d’ajouter que “le groupe se porte bien”. Le directeur a relevé la capacité d’auto-financement de 430 000 €. Pour ce qui est de l’avenir, des investissements l’aménagement d’un centre au Cantal est prévu. À Antrenas, la réflexion est en cours pour la construction d’un hangar de stockage de fourrage et de matériel à la fois pour l’ovin et le bovin.

Au niveau de la filiale Lozère Viande qui voit son chiffre évoluer de 6 à 7 % chaque année, un investissement conséquent est prévu à l’Habitarelle sur la commune de Châteauneuf-de-Randon, ainsi que le développement de l’atelier ouvert en 2015 à Antrenas. “On ressent l’intérêt de cette complémentarité entre production, transformation et commercialisation qui fait la force du groupe, selon André Veyrac. Des bêtes entières, on en vend de moins en moins et notre rôle change.”

De nouveaux labels et des mesures sanitaires

Une bonne partie de l’assemblée générale était consacrée aux tendances. Il en ressort pour la filière bovine que les carcasses plus lourdes sont recherchées par les boucheries traditionnelles mais aussi que la part de viande destinée à la transformation dont du haché est en augmentation (un tiers des vaches de réforme). Les préoccupations du consommateur sont à prendre en compte : intérêt pour le commerce équitable, le bien-être animal et l’environnement (certification à mettre en place).

Le bio a été évoqué comme n’étant pas la solution idéale. L’objectif est d’identifier le territoire comme valeur ajoutée notamment avec les filières Fleurs d’Aubrac et Bœuf fermer d’Aubrac. De nouveaux labels sont sur le point de se développer pour la valorisation : Label rouge, et Blason prestige. La génisse Kermene a aussi été présentée, une filière qui pourrait permettre de donner de la valeur aux moins bonnes génisses. En maigre, les indicateurs macroéconomiques 2018 sont favorables pour les naisseurs. La proportion de bovins finis est aux alentours des 30 % et l’objectif est de poursuivre ce développement.

Pour la filière ovine, le début de l’année semble stable et la consommation en mai devrait une nouvelle fois dépendre de la météo. Les éleveurs s’attendent à une baisse de l’agnelet à la fin de l’année. Le marché japonais ouvert récemment semble être assez cyclique sur le début d’année.

Ainsi les perspectives et conseils présentés par Hervé Chapelle se concentrent sur la production de veaux pour éviter à nouveau une décapitalisation du cheptel. L’accent a été mis sur l’ouverture à différents marchés, bien que volatils, qui ne peut être garantie que par l’appellation “indemne IBR” (rhinotrachéite infectieuse bovine) et la vaccination pour le FCO (fièvre catarrhale ovine) de sérotype 4 et 8 exigé notamment par la Grèce, l’Algérie et la Turquie (marché que la coop aimerait voir s’ouvrir). L’Espagne ne serait pas à privilégier car elle n’est pas une destination finale pour les bêtes. Quant à la filière ovine, elle parle de se concentrer sur le haut de gamme notamment avec l’IGP agneau de Lozère.

 

Source : Lozère : la coopérative Celia a dressé son bilan d’activité à Antrenas

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