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Une gamme de vêtements pour les profondeurs

Un bel exemple de “fertilisation croisée” : Odile GALZIN, salariée de Cévennes Évasion confectionne des sacs et des combinaisons sur-mesure pour la spéléo.

Depuis son atelier situé au Pont-de-Montvert, elle pique, coud et assemble. La machine est imposante et les bobines de fil énormes. Il faut dire qu’Odile Galzin ne fait pas dans la dentelle ! Sous les aiguilles de cette guide spéléo et canyoning, des sacs, des combinaisons de spéléologie et du matériel pour les travaux acrobatiques. “J’ai commencé il y a une quinzaine d’années. À l’époque, je devais souvent réparer les combinaisons pour Cévennes évasion, où je travaille. Alors je me suis dit que j’étais capable d’en fabriquer moi-même.”

Un matériel bien spécifique qui doit pouvoir évoluer dans un environnement contraignant. En Lozère, les grottes, par exemple, sont assez chaudes, 10 °C en moyenne. Les combinaisons doivent donc être respirantes, pour le bien-être du pratiquant, mais également semi-imperméables pour ne pas laisser passer l’humidité qui s’accroche aux rochers. “Alors j’utilise des matériaux synthétiques, dérivés du pétrole, résistants à l’abrasion et à l’humidité, mais pas imperméables, du Polyamide 500. Pour les sacs, ce sont simplement des bâches de camion en PVC. étant moi-même spéléologue, je connais bien le cahier des charges : ces sacs doivent être solides, simples, pratiques et avec quelques astuces adaptées à l’activité : des petits anneaux pour accrocher les mousquetons, un manche pour le baudrier, des poignées de chaque côté, plus ergonomiques…”

Du sur-mesure

Par son travail, Odile a su convaincre spécialistes, scientifiques et même quelques grandes entreprises, à l’image de Rolls-Royce et de sa filière nucléaire : “Ils avaient besoin de transporter des sacs au fond d’une piscine contaminée. Ils devaient être en bâche, avec le moins de textile tissé et de sangles possible. Ils m’en ont commandé cinq ou six.” Elle collabore également avec la CAN, la plus grosse entreprise d’acrotravaux de France, pour la conception de sacs utilisés pour les secours d’urgence. “Ils m’ont donné un cahier des charges, avec certaines choses très intelligentes, d’autres pas faisables. Je leur ai proposé un prototype et ils m’en ont commandé une vingtaine. J’ai aussi travaillé pour des parcs nationaux qui avaient besoin de sacs pour mettre leurs mallettes d’analyses d’eau.” Et puis, il y a les particuliers venus du milieu de la spéléologie : “Certains veulent un sac pour transporter leur caméra, leur flash… J’imagine alors des choses bien rembourrées, antichocs, complètement sur-mesure.”

Le matériel imaginé par Odile n’a pas besoin de recevoir d’homologation. “Heureusement, car si je devais payer une homologation, ce serait difficile d’être compétitive par rapport à ce qui se fait en Asie. C’est pour cela que je ne fabrique pas de baudriers, par exemple, qui exigent une homologation EPI (équipement de protection individuelle).” Mais ses créations n’en restent pas moins passées au crible par les moniteurs de Cévennes évasion. “Ils les utilisent et me font un retour direct. Une fois validées, elles rejoignent notre boutique, située à Florac.”

 

Source : Midi-libre – Lozère : Odile Galzin est une créatrice des profondeurs

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