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Lozère : les jeans floracois Tuffery n’en finissent pas de séduire

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La maison Tuffery vient d’obtenir le label Entreprise du patrimoine vivant.

Source : Midi-Libre CAROLINE GAILLARD  Lozère : les jeans floracois Tuffery n’en finissent pas de séduire

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Enfin, l’Atelier Tuffery, tailleur de jeans depuis 1882, vient de quitter son petit local exigu du centre-ville de Florac pour s’installer dans des bâtiments ultramodernes et spacieux, un atelier relais mis à disposition par la communauté de communes Gorges Causses Cévennes. 800 000 € de construction qui n’auraient jamais pu être investis sans le soutien sans faille de la collectivité.

Magasins haut de gamme japonnais

Dans la boutique qui accueille les clients, comme les touristes de passage intrigués et d’où l’on voit le travail se réaliser en direct derrière de grandes baies vitrées, trône le label récemment obtenu d’Entreprise du patrimoine vivant (EPV). Attribuée par le ministère de l’économie et des finances, cette reconnaissance récompense la préservation d’un très haut savoir-faire, le maintien et le développement d’une activité historique et son fort ancrage à un territoire.

Des qualités qui font le succès des jeans Tuff depuis des années et qui attirent aujourd’hui en Cévennes des Japonais soucieux de pouvoir vendre ces pantalons français dans leur chaîne de magasins haut de gamme. Et que Julien et son épouse Myriam, deux ingénieurs de la quatrième génération qui ont repris le flambeau, entendent bien faire prospérer encore. Jean-Jacques, le père de Julien, et Norbert, son oncle, ont su préserver le savoir-faire familial alors que la grande majorité du prêt-à-porter européen se délocalisait au Maghreb, puis en Asie.

Slow work et travail bien fait… main

Dans leur petit atelier du centre-ville, à eux deux (l’atelier a compté jusqu’à une quarantaine de personnes à la grande époque), ils arrivaient à sortir une vingtaine de jeans, faits main par jour. Avec une exigence du service au client qui n’a jamais varié.

Si le bâtiment est aujourd’hui mieux adapté à l’activité, l’esprit n’a pas changé. Tout continue à être fabriqué artisanalement. Jean-Jacques prépare les patrons ; lui et son frère assurent la coupe, tandis que trois couturières, Clémentine Lemaître (future cheffe d’atelier), Lou Poncy et Gaëlle Brun, encore en formation, gèrent le montage et les finitions.

“Chez nous, c’est un an de formation pour savoir sortir un jean de A à Z, explique Julien Tuffery. Il faut savoir passer à tous les postes. Nous estimons que si une catastrophe devait nous arriver, un seul ouvrier pourrait poursuivre et relancer l’usine. C’est notre philosophie.” Aussi, avec ces locaux et de nouvelles perspectives, l’Atelier Tuffery compte bien embaucher en 2018, mais sait qu’il faudra du temps pour avoir un personnel au top. “Nous sommes dans le slow work mais cette transmission est passionnante”, précise encore le jeune patron.

Exportation dans 28 pays

Parmi les projets, un nouvel approvisionnement en matière première. Des prototypes sont exposés dans la boutique, en chanvre. La famille Tuffery attend juste que son fournisseur puisse assurer une production régulière pour lancer la fabrication grand public. Elle travaille également sur la filière laine des Cévennes, relancée par le Parc national. Pour des tissus plus locaux et écolos. Le cuir des tabliers vient de l’Aveyron, le tissu noir bio de Castres. Des circuits les plus courts possibles.

Dans quelques jours, son site internet lancé dès les années 90 sera mis en ligne en version bilingue, franco-anglaise. Si 90 à 95 % de la production (7 000 jeans en 2016) est envoyée en France métropolitaine, avec une suractivité au moment des fêtes de Noël et des pics de commandes dès que l’Atelier Tuffery bénéficie d’un éclairage médiatique national, surtout depuis le retour en vogue du Made in France, des pantalons sont envoyés dans 28 pays, de la Belgique – où l’entreprise a son webmaster, un enfant du pays, Julien Cherisy – à l’Australie ou la Russie.

“Nous produisons quasiment à la demande, nous n’avons pas ou très peu de stock mais donc pas de gaspillage, détaille Julien Tuffery. Nous sommes à l’inverse du prêt-à-porter. Chez nous, pas de soldes mais des prix justes toute l’année.” Avec la satisfaction du travail bien fait.

Source : Midi-Libre CAROLINE GAILLARD  Lozère : les jeans floracois Tuffery n’en finissent pas de séduire

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