#SHARETALENT

Un talent à valoriser ?
Une compétence à proposer ?
Une ressource, un équipement disponible ?

#SHAREIDEE

Une solution à un problème ?
Un marché détecté ?
Un nouveau produit à lancer ?
Un besoin détecté ?

“Plantes infuse” distille son savoir au sein de la filière

ML-pi-20112017

Le Groupement d’intérêt économique Plantes infuses est devenu l’un des fleurons de l’activité agricole en Vallée Française

Article de Midi-Libre – 20 nov 2017 – Marie-Pascale VINCENT

ML-pi-20112017Entre l’association Plante infuse, agrée organisme de formation, et le Groupement d’intérêt économique Plantes infuses qui vend des plantes sèches ou distillées, près de douze familles tirent des revenus de ces activités liées aux plantes médicinales et aromatiques”, précise Anne-Claire Bureller, productrice, lors de la visite organisée à Sainte-Croix -Vallée française par Biosphera et le syndicat mixte des hautes vallées cévenoles.

“Dans le cadre du programme “Les 4 saisons du développement” consacré ce trimestre à l’agriculture, il s’agit de sensibiliser les élus et de leur montrer qu’il y a un vrai potentiel. D’une vallée à l’autre, les gens se connaissent mal mais les problématiques sont les mêmes. Nous souhaitons aussi développer le partage d’expérience”, commente Florence Choquet, de Biosphera.

L’aventure du GIE

“L’aventure du GIE est née lorsque des mères de famille ont décidé de ramasser des plantes pour arrondir leurs fins de mois à la fin des années 1980. Elle s’est vraiment développée avec la construction de cet atelier et de son alambic en 2001”, raconte Anne-Claire Bureller.

Alors que chaque producteur (neuf à ce jour) cultive des plantes et les fait sécher lui-même, le GIE les commercialise de façon collective. En revanche, les cueillettes pour la distillerie, souvent de gros volumes, sont réalisées de façon collective avec un produit phare, la lavande sauvage ramassée sur les causses.

Du mont Lozère jusqu’aux garrigues, les plantes proviennent d’un rayon de 50 km autour de Sainte-Croix-Vallée-Française avec une exception, “un des agriculteurs est délocalisé près de Clermont-l’Hérault. Thym, romarin, sureau, genévrier, etc., nous transformons une cinquantaine d’espèces, y compris des résineux. La proximité des cueillettes est gage de rentabilité. Et nous avons toujours des accords avec les propriétaires ou l’ONF.”

25 tonnes de plantes par an

Produisant des huiles essentielles vendues en vrac ou au détail, des hydrolats, savons, baumes, crèmes, etc., le GIE distille 25 tonnes de plantes par an. “On pourrait augmenter les volumes mais malgré la demande, les prix ne suivent pas. On mise sur des marchés de niche comme la lavande que l’on vend à un laboratoire suisse, pour équilibrer. Et nous sommes attachés à une dimension artisanale. Chaque producteur est responsable d’un poste, distillerie, gestion des stocks, etc., et touche à tout.”

 Alors que les cultures sont réalisées de façon manuelle, le manque de foncier se fait sentir. “Les producteurs ne sont pas propriétaires des terres qu’ils cultivent. Et c’est difficile d’en trouver à proximité de chez soi.” Plante infuse, devenue une référence au sein de la filière, est de plus en plus sollicitée pour des stages ou des formations. Et sa boutique, ouverte deux fois par semaine, qui sert de salle de réunion, est devenue trop petite. Aussi, le GIE, qui vient de s’équiper d’un laboratoire, a pour projet la construction d’un nouveau bâtiment afin de poursuivre son développement.

Entre l’association Plante infuse, agrée organisme de formation, et le Groupement d’intérêt économique Plantes infuses qui vend des plantes sèches ou distillées, près de douze familles tirent des revenus de ces activités liées aux plantes médicinales et aromatiques”, précise Anne-Claire Bureller, productrice, lors de la visite organisée à Sainte-Croix -Vallée française par Biosphera et le syndicat mixte des hautes vallées cévenoles.

“Dans le cadre du programme “Les 4 saisons du développement” consacré ce trimestre à l’agriculture, il s’agit de sensibiliser les élus et de leur montrer qu’il y a un vrai potentiel. D’une vallée à l’autre, les gens se connaissent mal mais les problématiques sont les mêmes. Nous souhaitons aussi développer le partage d’expérience”, commente Florence Choquet, de Biosphera.

MARIE-PASCALE VINCENT

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account