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Région Occitanie – L’agriculture bio est-elle performante ? | La Lettre M

Dans une étude pré­sen­tée pour la pre­mière fois le 6/6 au salon Innov Agri, Cer­france Midi-Py­ré­nées et la chambre d’agri­cul­ture d’Oc­ci­ta­nie ana­lysent les ré­sul­tats de 108 ex­ploi­ta­tions de la Ré­gion (prin­ci­pa­le­ment du Gers et de Haute-Ga­ronne) dont une moi­tié bio, entre 2011 et 2014.Si le pas­sage au bio in­duit une baisse des ren­de­ments des cé­réales de 30 à 50 % selon les an­nées, cette di­mi­nu­tion de la pro­duc­tion est en par­tie com­pen­sée par les prix de vente et par les aides. « Il ne faut pas trop comp­ter des­sus car l’État les verse en re­tard, nuance Ro­bert Vaisse, agri­cul­teur du Tarn-et-Ga­ronne converti au bio cette année. Celles de 2015 de­vraient ar­ri­ver en fin de cette année. »

Investissements

D’après l’étude, la conversion en bio nécessite des investissements matériels induisant une hausse des charges de mécanisation. Les cotisations salariales augmentent de 34 € par hectare car le besoin en main-d’oeuvre est plus important qu’en conventionnel. En revanche, la réduction drastique de l’usage de produits phytosanitaires et d’engrais permet de diviser par deux les charges opérationnelles (233 €/ha, contre 414 €/ha dans le conventionnel).

Résilience

Sur l’échantillon observé, la santé financière des exploitations bio s’est globalement maintenue, voire améliorée, tandis que celle des exploitations conventionnelles s’est nettement dégradée après des campagnes difficiles en 2013 et 2014. « Les exploitations en grandes cultures bio sont plus résilientes et bénéficient de résultats économiques plus stables que leurs consœurs conventionnelles. L’efficacité économique peut atteindre 46 % en bio contre 26 % en conventionnel », remarque Elisa Delporte, chargée de l’étude à Cerfrance Midi-Pyrénées. Mon chiffre d’affaires prévisionnel est de 100 k€ en 2018, contre 50 k€ auparavant », témoigne ainsi Robert Vaisse, qui cherche à présent à obtenir des labellisations bio suisse et allemande pour exporter sur ces marchés. Se convertir au biologique n’est toutefois pas la recette miracle pour augmenter ses résultats. « Il faut une technicité agronomique et commerciale, optimiser les charges, trouver un équilibre entre la surface et l’équipement. De plus, l’irrigation peut être un avantage », conclut Elisa Delporte.

Gael Cérez / cerez@lalettrem.net

Source : Région Occitanie – L’agriculture bio est-elle performante ? | La Lettre M

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