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Jollyclick veut chambouler la recherche d’emploi

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Christopher des Fontaines a créé la start-up JollyClick. Ce jeune homme de 24 ans veut en faire la première plate-forme de mise en relation d’entrepreneurs et de professionnels selon leurs compétences et les projets qui leurs correspondent.

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À 21 ans, Chris­to­pher des Fontaines a créé la start-up JollyC­lick. Fondée en août 2014, son entre­prise met en rela­tion des profes­sion­nels en recherche d’em­ploi et des entre­pre­neurs qui ont besoin d’eux pour leurs projets d’en­tre­prise ou d’as­so­cia­tion. Le site Inter­net fonc­tionne comme un portail d’an­nonces. Chacun peut y mention­ner ses compé­tences et les missions qui l’in­té­resse ou présen­ter son projet et les profils de profes­sion­nels recher­chés. 

Une idée née entre la France et la Suède

C’est son parcours « d’out­si­der » qui a donné à Chris­to­pher la moti­va­tion de révo­lu­tion­ner les ressources humaines. L’idée de JollyC­lick est le fruit d’un itiné­raire mouve­menté, entre la France et la Suède.

Né à Paris, le jeune entre­pre­neur de 24 ans part tout d’abord pour Cape Town, en Afrique du Sud, avec sa famille
– il n’a alors que quatre ans – avant que celle-ci ne s’ins­talle à Stock­holm deux ans plus tard. Il reste dans la capi­tale suédoise jusqu’à ses 15 ans, puis finit son lycée en France, d’abord à l’île d’Olé­ron puis à Bordeaux. Après avoir obtenu son bac ES en 2010, il commence une classe prépa­ra­toire de lettres tout en montant avec deux amis un projet de bar cultu­rel à La Rochelle. 

Celui qui ne s’est jamais consi­déré comme « scolaire » a des diffi­cul­tés avec la prépa. « J’y suis allé un peu par défaut car ma volonté était de rester dans une forme de trans­dis­ci­pli­na­rité. Seule­ment, une fois arrivé, on m’a expliqué que l’objec­tif était d’ac­cé­der au concours de l’ENS (École natio­nale supé­rieure). »

De la prépa au service civique

L’idée enchante peu Chris­to­pher, qui finit par quit­ter la prépa au bout de six mois. Il intègre ensuite la fac de philo­so­phie de Bordeaux. Nouvelle décep­tion : passionné par la matière à titre person­nel, il a du mal à conci­lier son goût pour cette disci­pline et les impé­ra­tifs péda­go­giques, et décide de mettre fin à ses études après un semes­tre…

Il embraie alors sur un service civique d’un an, effec­tué à Unis-Cité Bordeaux, tout en conti­nuant son projet de bar cultu­rel. Il devient lauréat de l’Ins­ti­tut de l’en­ga­ge­ment en 2013, et obtient pour son entre­prise plus de 100.000 € de finan­ce­ments. Mais des tensions entre asso­ciés poussent Chris­to­pher à quit­ter le navire. « Un bon leader se doit d’être le premier au sacri­fice et le dernier au béné­fice », déclame-t-il, refu­sant de prendre l’ex­pé­rience comme un échec.

Il décide de repar­tir pour Stock­holm pour travailler sur un roman. C’est à cette occa­sion qu’il rencontre Caro­line, sa compagne, et fonde une famille. Cette nouvelle situa­tion le pousse à remettre les pieds dans la vie active.
“Je vivais alors de petits boulots et de projets inspi­rants : je travaillais pour la Croix-Rouge comme recru­teur de dons, l’Opéra Royal de Stock­holm comme portier et Lingua Commu­ni­ca­tion en tant qu’in­ter­prète, notam­ment aux côtés de migrants dont la situa­tion est précaire.”

Rejoindre un projet plutôt qu’un job

C’est dans ce cadre nouveau que germe JollyC­lick à l’été 2014. Pour marquer cette étape, Chris­to­pher décide de repar­tir avec sa petite famille pour la Lozère. « Je suis revenu en France en 2015, à Saint-Étienne-du-Valdon­nez, dans le dépar­te­ment le moins peuplé de France ! L’avan­tage, c’est la qualité de vie, le dyna­misme du dépar­te­ment en matière entre­pre­neu­riale, la faci­lité à obte­nir des fonds publics et l’oc­ca­sion de s’ins­crire dans la lutte contre la frac­ture terri­to­riale, montrer qu’on peut entre­prendre à la campagne ! »

En trois ans, JollyC­lick va incar­ner ce dyna­misme, avec une levée de fonds en janvier 2017 de 260.000 €, le lance­ment du site Inter­net, l’em­bauche de plus de 20 personnes et le rachat du leader dans ce domaine, Teamizy. Aujourd’­hui, le site, qui compte plus de 20.000 utili­sa­teurs, ambi­tionne de boule­ver­ser la recherche d’em­ploi. « Demain, on n’ira plus chez Pôle Emploi pour trou­ver un job, on ira sur JollyC­lick pour rejoindre un projet », annonce Chris­to­pher, opti­miste.

 

Source : http://www.letudiant.fr – Raphaël Buisson – Il veut faire matcher talents et porteurs de projets et chambouler la recherche d’emploi

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