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À La Fichade (Vébron) des éleveurs de chevaux pour une clientèle du Golfe

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Les causses offrent un terrain idéal pour l’élevage de chevaux d’endurance équestre.

Article de Midi-Libre du 8 février 2017

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Gaëtan Lamorinière, du domaine de La Fichade, à Vébron, nous livre les secrets d’élevage de ses pursang arabes.

« L’endurance, c’est le marathon du cheval. Des courses qui peuvent aller de 20 à 160 km en pleine nature. Tous les 30 km et à l’arrivée, des contrôles vétérinaires sont effectués. Si le cheval n’est pas en bon état, le vainqueur peut être disqualifié. Le vieil adage qui dit “Qui veut voyager loin ménage sa monture” n’a jamais été aussi vrai que dans cette discipline. »

Gaëtan et Marion Lamorinière sont passionnés de pur-sang arabes. À la fois cavaliers et éleveurs, ils connaissent l’alchimie intime qui lie le cheval au compétiteur. « Un bon cheval d’endurance doit avoir trois qualités : être solide au niveau des membres, avoir un bon mental et un peu de vitesse. » Autant de qualités que les chevaux élevés à La Fichade acquièrent naturellement, dans un environnement privilégié : « C’est tout l’intérêt des causses, qui permettent un mode d’élevage extensif. Entre six mois et quatre ans, ils parcourent des kilomètres toute la journée pour trouver leur nourriture. Ils vont se muscler et développer des articulations solides. C’est pourquoi les chevaux élevés sur les causses sont particulièrement demandés. »

Le couple intervient à partir de quatre ans dans leur entraînement : de la marche en montagne et quelques rares séances de rapidité « parce que si on les fait trop galoper, ils sont usés avant la compétition. » Les courses d’endurance équestre constituent des occasions de vente privilégiées. « Il y a deux types de clientèle. La française va surtout s’intéresser à des poulains non dressés, parce qu’une fois que les chevaux ont commencé la compétition, ils sont difficilement abordables. Ceux-là, on les vend le plus souvent à des courtiers venus principalement des pays du Golfe, où la discipline est reine. Là-bas, le gagnant peut remporter jusqu’à un million d’euros, alors qu’en France, on ne gagne rien, c’est du loisir. »

Mais ne nous y trompons pas, les dorures du Golfe palissent avant d’atteindre les causses. « Un cheval qui est vendu très cher a coûté très cher. 1 000 € par an en moyenne. C’est plus rentable pour nous de vendre un jeune poulain pas encore dressé. » Le prix de ces poulains varie de 3 000 à 8 000 €. « En course, en revanche, il n’y a pas vraiment de règle ; parfois, plusieurs acheteurs se battent et font monter les prix ; d’autres fois, un très bon cheval est vendu presque rien. »

Des agriculteurs comme les autres

Les éleveurs sont des agriculteurs comme les autres, rappelle Gaëtan, avec les mêmes difficultés, et ils doivent multiplier les activités pour s’en sortir. « On ne pourrait pas se contenter simplement de faire naître des poulains et de les vendre. » Alors l’élevage de La Fichade possède aussi 300 brebis et fait également office, depuis 2015, de centre d’insémination et de reproduction, en plus de proposer un service de pension.

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