#SHARETALENT

Un talent à valoriser ?
Une compétence à proposer ?
Une ressource, un équipement disponible ?

#SHAREIDEE

Une solution à un problème ?
Un marché détecté ?
Un nouveau produit à lancer ?
Un besoin détecté ?

Lozère : c’est plus “bio” la vie !

L’assemblée générale de Lozère Bio confirme que de plus en plus d’éleveurs font le choix de la conversion.

Occupés à recevoir Manuel Valls au Mondial de la brune, le vendredi 8 avril dernier, les décideurs lozériens – du préfet aux présidentes du Département et de la Région – n’ont pu assister à l’assemblée générale de Lozère bio qui se tenait, à Rieutort-de-Randon, au moment de l’arrivée du Premier ministre à Mende. Surtout ne pas y voir un mépris pour un mode agricole qu’ils soutiennent et qui s’affirme de plus en plus comme “l’une des solutions à la crise”, selon Denis Pit, président de l’association et vice-président de la chambre d’agriculture de Lozère.

Le rythme d’une cinquantaine de conversions par an depuis 2008 ne faiblit pas, en Lozère, avec 46 agriculteurs dont ce choix a été validé en 2015, pour 62 candidats. Ce qui montre qu’il ne suffit pas de le vouloir et que l’agriculture biologique est très technique et de mieux en mieux (trop pour certains) encadrée.

“Le bio garde ses images d’Épinal (du baba cool NDLR), note Denis Pit, mais ce qui est important, c’est que le consommateur veut de plus en plus manger sain et savoir d’où vient son alimentation”, pose-t-il, au lendemain de la parution d’une liste (émanant d’un livre) de 107 produits à bannir (et 323 à éviter) de son alimentation.

C’est dans ce contexte, et celui des crises agricoles, dont celle du lait “qui accélère la réflexion chez les producteurs”, que les premiers chiffres de 2016 – déjà une vingtaine de conversions en Lozère et une trentaine de dossiers en cours – semblent valider “une très forte dynamique des conversions et des surfaces”, selon Maxime Colomb, conseiller bio à la chambre d’agriculture et à Lozère bio. Et ce, dans la continuité de 2015, portant les chiffres à 260 exploitations agricoles notifiées agriculture biologique (AB) pour 23 500 hectares, soit 11 % des exploitations lozériennes.

Roquefort lorgne sur le bio

 

“La dynamique est de plus en plus forte, confirme Denis Pit, pointant les dix entreprises adhérentes à Lozère bio, dont la Bergerie de Lozère. Ce qui veut dire que cela attire de plus en plus les transformateurs”, poursuit le président, ne cachant pas que d’autres entreprises, et pas des moindre comme Roquefort, commençaient à s’intéresser au bio. “C’est aussi une façon de récupérer les pertes de l’agriculture classique.”

“Notre grand intérêt pour le bio ne date pas d’hier, explique Pascal Vieville, responsable de production à la Bergerie de Lozère. Cela nous oblige à travailler avec des matières qui coûtent plus cher, donc d’avoir des prix plus élevés même si on essaie de tirer au plus juste. Mais c’est vrai qu’il y a une prise de conscience du consommateur, peut-être prêt à consommer moins mais mieux.

“Bref, la Lozère – taillée pour le mode de production qui induit la qualité, la proximité “et la saisonnalité”, martèle Denis Pit comme un message au consommateur de fraises à Noël – semble chaque année prendre davantage conscience de son potentiel bio. “Et c’est vrai que les collectivités, la Région comme le Département, nous aident dès qu’on en a besoin”, se réjouit le président de Lozère bio, avant d’aller faire un tour, avec quelques membres de l’association, au Mondial de la brune. Comme on se retrouve…

 

Lozère : c’est plus “bio” la vie !.

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account